L'économie de l'Algérie

'L'économie de l'Algérie'

Avec la collaboration de Monsieur Hervé LAMY Directeur général de LCH Consultant

I-Présentation générale de l'économie algérienne : une économie qui se libéralise

1/Taux de croissance

Le taux de croissance moyen de l'économie Algérienne depuis 2001 est de 4%. En 2005, ce taux a même atteint les 5% (avec un taux d'inflation avoisinant les 3%), ce qui reflète une bonne santé de celle-ci si on comparait ce taux au - 2% qu'a connu le pays dans les années 90(plus précisément entre 1990 et 2000). Cette prospérité est expliquée par les réformes économiques imposées par le FMI et qui a visé à établir un équilibre macroéconomique via des ajustements structurels.

Néanmoins, cette croissance est hissée en grande partie par le développement du secteur des hydrocarbures. En effet, la quasi-totalité des recettes d'exportation proviennent du pétrole soit 98% et les taxes sur le pétrole représentent plus de 60% des recettes de l'état et le tiers du PIB. Ce qui met en évidence le poids de ce secteur dans l'économie algérienne. Les autres secteurs hors hydrocarbures qui contribuent à la croissance sont le secteur du bâtiment et des travaux publics, celui des services et l'agriculture.

L'état algérien est conscient de la dépendance de son économie pour le secteur des hydrocarbures et a lancé des réformes pour alléger ce poids comme les réformes visant à inciter l'investissement privé pour les autres secteurs.

2/La balance commerciale : excédentaire grâce aux hydrocarbures

Concernant la balance commerciale, elle est excédentaire grâce aux exportations des hydrocarbures et elle enregistre un taux de couverture (des exportations par rapport aux importations) de 200% en 2004. Les importations sont constituées essentiellement de biens d'équipement, de biens alimentaires et des biens courant de consommation .

Le secteur automobile acquiert une place importante dans les importations des biens d'équipements avec près de 20% Parmi les importations prédominantes dans les biens courants de consommation figure en premier lieu les médicaments, les produits détergents, les cosmétiques ainsi que les produits finis textiles.

Quels sont les principaux fournisseurs de L'Algérie ? La principal partenaire commercial de l'Algérie est le l'Europe qui lui assure près de 50 % des importations avec une prédominance de la France avec 23% des importations suivi de l'Italie avec près de 9% et l'Allemagne avec 6%. le poids des échanges avec la Chine est de 5%. (2004) D'autre part, la dette extérieure a connue une régression, elle ne constitue en 2004 que 27% du PIB, contre 40% en 2002 avec un PIB qui s'est accru de 5% en 2004.

3/L'inflation

Pour ce qui est de l'inflation, elle est maîtrisée depuis 1998, grâce à une politique monétaire prudente. La hausse des prix a été ramenée au dessous des 4% annuels (3,6% en 2004), malgré l'appréciation de l'euro par rapport au dinar.

4/Structure des dépenses : une grande part allouée aux dépenses alimentaires

Le PIB par habitant de l'Algérie se situe en dessous de la moyenne des pays méditerranéens, il s'est élevé à près de 1400 euros en 2003, quant au salaire annuel moyen est estimé à 1570 euros. La dépense moyenne annuelle des ménages algériens (4 à 6 personnes) étant légèrement supérieure à 4100 €. Si on étudie de près la structure des dépenses, on va retrouver que les dépenses alimentaires sont prédominantes à raison de 40% puis les dépenses en logement à raison de 13%

Dans les autres domaines, les dépenses restent plus modestes, en transports (9%), habillement (9%) et santé hygiène 6%), et encore plus restreintes dans l'éducation et les loisirs (4%) Ainsi que les équipements du foyer (3%).

5/Taux de chômage

Le taux de chômage a été de 15% en 2005 .Le coût de la main-d'oeuvre en Algérie est compétitif comme le reflète le Salaire National Minimum Garanti (SNMG) qui est fixé à 10 000 DA par mois soit près de 108 euros par mois.

II-Description des secteurs

Nous allons dans ce qui suit présenter les spécificités des trois secteurs de l'économie à savoir le secteur primaire, secondaire et tertiaire.

1/Structure du PIB

2/l'Agriculture

Le secteur agricole pèse en 2005 à raison de 10% dans le PIB et emploie près de 20 % de la population active. Néanmoins, il a connu une régression ces dernières années à cause d'une faible pluviométrie, d'une part, et d'un manque d'infrastructures et de moyens de production performants d'autre part. Résultat : les importations agricoles représentent 20% du poids total des importations du pays et on y retrouve les denrées agroalimentaires à savoir les céréales, les légumes secs, le lait et le sucre. Quant aux exportations, elles ne représentent que 2% du volume total des exportations et sont constituées de dattes, vin et raisin.

Etant donné, le poids de ce secteur dans l'emploi et le redressement de l'économie et vu le potentiel existant (près de 20% de la superficie totale des pays est composée de terres agricoles), le gouvernement algérien a lancé le plan national du développement agricole (PNDA) dont les objectifs sont d'assurer la sécurité alimentaire du pays, de promouvoir les revenus et l'emploi en zone rurale, et de gérer de façon durable des ressources naturelles fragiles (ressources en eau, sols). Ce plan s'articule autour de 4 programmes :

  • Programme de concessions : pour encourager et relancer l'investissement au profit des zones agricoles (Nord et Steppe) sur 600 000 ha générant 400 000 emplois.
  • Programme de reconversion : pour une meilleure adaptation de l'occupation et de l'utilisation des sols, l'objet visé est la concentration de l'essentiel de la production céréalière sur les zones à haut potentiel (1,2 million d'hectares) et la transformation des systèmes de production actuels des régions arides et semi-arides en systèmes de production diversifiés (arboriculture rustique, viticulture et petits élevages).
  • Programme filières agricoles : pour le développement de filières agricoles de large consommation et/ou ayant un avantage comparatif.
  • Programme de reboisement : pour l'amélioration du taux de boisement de l'Algérie du Nord (actuellement 11%) en privilégiant des plantations utiles et économiques (1,2 million d'hectares à réaliser).

En fait, si vous êtes un producteur de fruits et semences de légumes ou encore de produits laitiers et de boucherie animale, il existe un débouché intéressant pour vous en Algérie, car les besoins de ce pays sont considérables et non encore satisfaits dans ces secteurs, et les importations agricoles ne cessent de s'accroître ces dernières années.

3/L'Industrie : un secteur dominé par l'état

Le tissu industriel est dominé par les entreprises publiques à raison de 80% et 20% pour le secteur privé jusqu'à 2005. Ainsi on dénombre plus de 4OO entreprises publiques qui sont entrain de connaître une filialisation de leurs activités dans un souci de restructuration et plus de 25 000 entreprises privées.

En fait , ce secteur aura tendance à se libéraliser encore plus d'ici 2010 vu l'adhésion de L'Algérie à l'OMC et la création de la zone libre échange avec l'union européenne. Le secteur industriel public couvre l'ensemble de l'industrie manufacturière :

  • Industries de base : mécanique, sidérurgie, métallurgie.
  • Industries électrique et électronique.
  • Industrie agro-alimentaire.
  • Textiles et cuirs.
  • Matériaux de construction (cimenteries - briqueteries).
  • Transformation du bois.
  • Chimie - pharmacie - engrais.
  • Bâtiment - travaux publics.

L'industrie pétrochimique algérienne repose sur deux complexes gérés par l'Entreprise Nationale de l'Industrie Pétrochimique (ENIP), filiale à 100% du groupe Sonatrach. L'ENIP dispose également des unités de commercialisation et de distribution des produits pétrochimiques, réparties sur trois régions du pays: à l'Est, à l'Ouest et au Centre.

Le secteur de la pétrochimie représente un important débouché pour les fournisseurs étrangers vu qu'un effort d'entretien des installations devrait être effectué régulièrement afin de maintenir le niveau de production en phase avec les prévisions. Dans ce sens, une enveloppe de 70 milliards de dollar a été allouée dernièrement à ENIP pour la maintenance et la réhabilitation de son outil de production.

Il existe deux grands groupes opérant dans l'industrie pharmaceutiques en Algérie, Le groupe pharmaceutique Sanofi-Synthelabo qui détient depuis 2001 l'Institut Médical Algérien et qui emploie plus de 200 personnes et le groupe «Aventis Pharma Saïdal» détenue à 70% par Aventis et 30% par Saïdal, qui emploie pour sa part plus de 300 personnes.

Saïdal et Aventis ont par ailleurs signé, en octobre 2003, un accord pour la production de lots d'insuline humaine dans une des filiales du Groupe Saïdal, «Pharmal», à Constantine. L'usine aura une capacité de production de 3 millions d'unités par an.

Contrairement à ses voisins maghrébins, l'Algérie a développé à partir des années 70 un important tissu industriel mécanique. Ce secteur présente encore des insuffisances au niveau des équipements techniques malgré les actions de privatisations entamées depuis les années 90, et qui ont touché seulement deux opérateurs l'Entreprise nationale des détergents (ENAD) et SIDER. Les entreprises sont, pour la plupart, dans une situation économique et financière difficile, caractérisée par un niveau d'endettement fort, peu de fonds propres et des sureffectifs. Pour autant, le secteur de l'industrie mécanique offre de réelles perspectives, notamment dans le contexte budgétaire local, marqué par l'augmentation des ressources financières de l'Etat, principal actionnaire des entreprises du secteur.

En effet, ces entreprises sont engagées dans un processus de réhabilitation de l'appareil productif, qui nécessitera le recours aux fournisseurs d'équipements étrangers, l'objectif de l'Etat étant de préserver les entreprises qui pourraient être concurrentielles, une fois leur dette épongée et leur outil de production remis à niveau.

Ce secteur emploie 15% de la population active en 2004, un chiffre qui reste insuffisant vu que l'état recours à une main d'œuvre étrangère. Le recours à l'importation est massif et ce malgré des droits douaniers assez élevés. Le principal importateur est la France à raison de 23%, les importations sont constituées de machines d'extraction et de construction, du matériel de levage et de manutention, des pompes et des compresseurs hydrauliques. Les autres importateurs sont l'Allemagne et les Etats Unis à raison de 17% chacune et l'Italie dont le poids des importations s'élève à 10%.

Le secteur minier national se compose d'un secteur public et d'un secteur privé.

Para minier est l'administration chargée des mines qui a pour mission l'élaboration de politiques générales du programme de l'Etat et de la surveillance du domaine minier.

Le gouvernement algérien a affiché sa volonté de libéraliser ce secteur à travers la loi 2001 qui encourage l'investissement des nationaux et des étrangers dans ce secteur de l'activité économique algérienne à travers une fiscalité attractive.

Cette loi définit de façon plus claire et simplifiée les conditions juridiques d'exercice de L'activité minière en Algérie et prévoit un régime fiscal particulier pour les entreprises minières

Le secteur des hydrocarbures est un secteur stratégique et très important dans l'économie algérienne. En effet, les exportations en hydrocarbures rapportent plus de 95% des recettes en devise pour le pays pour 2005.

L'Algérie est membre de L'OPEP, et possède des réserves en pétrole assez importantes qui lui permettent d'occuper le septième rang mondial.

L'Algérie est aussi le troisième exportateur mondial de gaz naturel et les exportations en gaz naturel constituent 60% des recettes de l'état.

C'est la société étatique SONATRACH qui détient le monopole, et selon la loi de 1986, les sociétés étrangères ne pouvaient opérer dans le marché algérien des hydrocarbures qu'en entrant en partenariat avec la SONATRACH, avec une restriction au niveau de la participation dans le capital (cette restriction permettait à l'état de garder le contrôle sur ce secteur).

Ainsi grâce à ces incitations étatiques à l'investissement privé dans ce secteur, la SONATRACH possède désormais plus d'une trentaine d'opérateurs étrangers.

En 2005, un amendement de loi a été réalisé, cet amendement renforce la position dominante de la SONATRACH dans la mesure où elle devait participer régulièrement à toutes les exploitations et/ou de recherche de gisements sur le sol algérien avec une proportion pouvant aller jusqu'à 51% au lieu des 31%. Pourquoi ce choix ?

Parce que l'état voudrait avoir le contrôle de ses richesses naturelles, protéger se secteur de la main des investisseurs étrangers et garantir l'avenir des générations futures comme l'explique très clairement le président Bouteflika

Les principaux clients de L'Algérie sont les italiens avec près de 20%, les français avec 15%, les américains avec 13% et les espagnols à raison de 11%.

Le développement de ce secteur a entraîné le développement d'autres industries en relation comme l'industrie pétrochimique, chimique et plastique.

Les opportunités d'affaires dans ce secteur touchent plusieurs activités comme la recherche, l'exploration et l'exploitation d'hydrocarbures, les Equipements de forage fixes et mobiles ou encore la réalisation, la maintenance ainsi que la réparation de canalisations de transport d'hydrocarbures.

L'activité de raffinage du pétrole intervient à hauteur d'environ 18 % dans les recettes pétrolières à l'export. L'activité raffinage est assurée par la société Naftec Spa, filiale à 100 % du Groupe Sonatrach. Naftec gère un patrimoine de 5 raffineries avec une capacité totale de traitement de 22 millions de tonnes/an de pétrole brut. (2005) Sur les 22 millions de tonnes de pétrole brut raffiné, le marché algérien consomme environ 8 millions de tonnes de produits pétroliers, le reste est exporté essentiellement vers les Etat- Unis, l'Europe et l'Asie.

Le taux actuel de réserve de capacité est de 10% seulement, ce qui est largement insuffisant pour répondre aux besoins. C'est pour cette raison que ce secteur a été ouvert aux investisseurs étrangers grâce a loi de 2005.

La production est donc désormais ouverte à tout opérateur national ou étranger capable d'investir, même si Sonelgaz, l'opérateur public, détient encore à l'heure actuelle un monopole de fait sur la production, la transmission et la distribution d'électricité.

4/Les services

Les services de télécommunications offerts en Algérie restent au-dessous des standards régionaux surtout en matière de téléphonie fixe. En effet, le taux de connexion des ménages est inférieur à 30% en 2005

C'est pour cette raison qu'un appel d'offre a été lancé en 2005 pour dynamiser le marché, cet appel d'offre a été remporté par le duo égyptien Orascom Telecom et Egypt Telecom.

Quant au secteur de la téléphonie mobile, il a connu un boom depuis l'entrée du groupe Orascom en Algérie en 2001, qui a su comment stimuler la demande.

Djezzy (c'est le nom commercial de Orascom) est leader avec près de 80 % de part de marché en 2005 dépassant les deux autres opérateurs privé Mobilis (13%) et Watanya (6%). Le nombre d'abonnés de téléphonie mobile est de 13,7 millions d'abonnés en 2005.

Pour réguler ce marché et veiller à la transparence de la concurrence, l'Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications (ARPT) a vu le jour.

Aujourd'hui, le système algérien compte 20 banques commerciales aux côtés de la Banque centrale, trois bureaux de représentation de grandes banques internationales, une bourse des valeurs, une société de clearing chargée des fonctions de dépositaires, trois caisses d'assurance-crédit, une société de refinancement hypothécaire... Les 1200 agences des réseaux bancaires restent toutefois dominées par les banques publiques à hauteur de 95 %.

Le système bancaire représente le maillon faible du développement économique de l'Algérie puisque les établissements privés restent encore trop orientés vers l'activité commerciale et la banque de dépôt et ne représentent guère que 5 % du marché.

D'autre part, une enquête menée au sein des entreprises algériennes a démontré que les sources de financement des fonds de roulement proviennent à plus de 70 % de l'autofinancement, ainsi des réformes sont nécessaires au niveau des banques publiques en matière d'évaluation de risques et de l'octroi de crédit, en plus des réformes lancées pour privatiser ce secteur.

En outre, la lenteur de la procédure administrative pénalise le fonctionnement du système bancaire, à titre d'exemple l'encaissement d'un chèque peut prendre 2 semaines jusqu'à 5 semaines si c'est une autre banque.

C'est pour cette raison que l'état encourage les partenariats avec des banques étrangères pour remédier à ces défaillances et améliorer le paysage bancaire national.

La Bourse d'Alger a démarré son activité en novembre 1997. Les transactions ont débuté sur le marché interbancaire en juin 1998 par la cotation de l'obligation Sonatrach, puis sur le marché boursier par la cotation de l'action Eriad Setif.

Ne comportant que quatre titres - une obligation : Sonatrach et 3 actions : Eriad (minoteries), Aurassi (hôtels), Saïdal (laboratoire pharmaceutique), le rôle de la Bourse dans le financement de l'économie algérienne es négligeable. Une des plus fortes contraintes pour l'animation du marché résidait dans la matérialisation des titres (2 millions pour Saidal, 1,2 million pour El Aurassi et 1 million pour Eriad Setif), facteur de coûts (impression du stock de certificats) et de lenteurs (gestion matérialisée au quotidien et des reliquats de titres), voire d'erreurs (encaissement des dividendes).

En outre la forme nominative des titres est contraignante. Une partie de ces handicaps a été levée par la création d'un dépositaire central des titres qui exerce des missions classiques de conservation, de circulation et d'administration de comptes titres ouverts au nom des professionnels.

  • Presse:avec le code de l'information adopté en 1989, plus de liberté a été accordée à la presse avec une trentaine de quotidiens et plus de 150 publications hebdomadaires ou mensuelles, Le paysage médiatique algérien est diversifié. La part de la presse privée est prédominante dans la presse écrite. Le tirage cumulé de la presse quotidienne est de 1,2 million d'exemplaires. Le plus fort tirage est celui du journal El-Khabar, avec 400 000 exemplaires par jour. Les principaux titres de la presse francophone et arabophone étrangère sont disponibles en Algérie.
  • Radio : La société étatique de télédiffusion (TDA) contrôle les différentes fréquences Radiophoniques en Algérie. La Radio algérienne compte trois programmes en langue arabe, française et amazighe et émet également par satellite en langue espagnole et anglaise. Il est possible d'écouter l'ensemble des radios du monde à partir des fréquences grandes ondes et petites ondes ou par le biais d'Internet.
  • Télévision : La télévision nationale propose des émissions en langue arabe et amazighe. Depuis 1994, la télévision algérienne émet également par satellite en langue française et arabe. Parallèlement, de nombreux ménages urbains algériens possèdent des antennes paraboliques - autorisées depuis 1985 - leur permettant de capter un très grand nombre de chaînes étrangères.
  • Internet : Internet a fait également son apparition en Algérie en 1997. Les principaux journaux indépendants disposent généralement d'un site Internet. On enregistre depuis quelques années une hausse sensible du nombre d'internautes, qui se situe à ce jour à environ 200 000 abonnés en 2005.

III-Relations Extérieurs de L'Algérie : L'UE est un partenaire privilégié

1/Accord avec l'Union du Maghreb Arabe :

Regroupant, outre l'Algérie, le Maroc, la Tunisie, la Libye et la Mauritanie, cet important accord signé en 1989 vise une intégration par la création d'une zone de libre-échange, d'une union douanière, d'un marché commun et d'une union économique. Les résultats de cet accord sont mitigés pour plusieurs raisons :

  • Seulement quelques conventions ont été conclues en application de cet accord, notamment la convention commerciale et tarifaire et celle relative à l'échange de produits agricoles.
  • Début 1990, les échanges commerciaux de l'Algérie avec ses partenaires de l'UMA n'atteignaient que 2% de son commerce extérieur.

2/Accord avec l'Union Européenne

Les pays de l'Union Européenne assurent 60 % des exportations et 60 % des importations de l'Algérie. L'Italie, la France et l'Espagne totalisent plus de 70% des exportations algériennes vers l'Union Européenne. Avec l'Allemagne, les quatre pays européens fournissent 45 % des importations algériennes, c'est voir à quel point l'union européenne représente un partenaire commercial privilégié pour l'Algérie et ce depuis la signature d'une convention avec l'UE qui donne à l'Algérie un régime préférentiel en matière d'exportation vers les pays membres de l'Union européenne.

En outre, l'Algérie a signé la convention de Bruxelles qui vise à établir une zone de libre échange euro méditerranéenne d'ici 2010.

IV-Politique future de l'Etat : faire de l'Algérie un pays emmergent

Grâce aux flambées du prix de pétrole, les recettes de l'état ne cessent d'augmenter, cette bonne assise financière ajoutée au fait de la régression de la dette extérieur et du taux de croissance honorable (dans les 5% en 2005) fait de l'Algérie un pays à grand potentiel dont les perspectives de développement ne peuvent être que prometteuses, reste à engager des réformes structurelles pour amorcer le changement. Et c'est ce qu'a commencé à appliquer le gouvernement algérien depuis les années 90.

En fait, plusieurs réformes ont été lancées pour ouvrir le marché à la concurrence privée notamment dans le secteur du transport, celui des télécommunications, des mines ou encore de l'électricité et ce pour préparer l'adhésion de L'Algérie à L'Organisation Mondiale de Commerce (OMC).

Dans ce sens, l'une des priorités de l'état est l'incitation à l'investissement privé spécialement dans les secteurs hors hydrocarbures par des réformes douanières et fiscales.

L'objectif de l'état est d'encourager toutes les formes d'investissement qu'ils soient nationaux ou étrangers, c'est pour cette raison que les mêmes avantages douaniers et fiscaux sont octroyés à ces deux formes d'investisseurs.

En matière de politique économique générale, trois grands axes sont privilégiés :

  • le développement du secteur privé et la promotion de l'investissement étranger, hors hydrocarbures,
  • l'emploi (programme pour l'emploi des jeunes à travers l'ANSEJ, réinsertion des chômeurs de plus de 45 ans, à travers l'action de la Caisse Nationale d'Assurance Chômage)
  • la poursuite des réformes (secteur bancaire, privatisations).

En matière de politiques sectorielles, les priorités sont :

  • Le développement de l'investissement national et étranger dans le secteur des hydrocarbures et de l'énergie,
  • Le développement des grandes infrastructures (transports ferroviaires, transports urbains, autoroutes, distribution d'eau potable),
  • la relance de l'agriculture (Plan National de Développement Agricole), le logement (déficit estimé à plus d'1 million).